Les centres de données, cibles prioritaires pour un chaos général

ATTENTION: Quasiment TOUS les fournisseurs d'internet français BLOQUENT nos mails
Abonnez-vous avec des mails NON français!

Après la levée des sanctions américaines concernant le diesel, Trump s’est énervé et a lancé à Zelenski « bombardez ce que vous voulez, mais pas les raffineries ». Or depuis quelques jours l’Ukraine a commencé à frapper les centres de données, pour l’instant de Yandex seulement.

Or la stratégie étatique de centralisation totale des données numériques a créé pour l’ennemi un scénario idéal pour paralyser l’économie russe. Le concept d’ « Internet souverain » et les lois strictes sur la localisation des données (lois 152-FZ et 187-FZ), interdit physiquement aux entreprises de sauvegarder leurs serveurs, même dans des pays alliés comme la Biélorussie, le Kazakhstan ou la Chine. Tout le système numérique du pays est artificiellement enfermé à l’intérieur de la Russie.

L’infrastructure russe repose sur d’immenses structures. Pour comparaison, le seul centre de données IXcellerate MOS5 à Moscou consomme 64 MW et heberge environ 5000 serveurs. En comparaison, cette structure équivaut à la moitié de l’ensemble du secteur informatique ukrainien qui est, lui, compose de petits centres de donnees.

En raison de cette surcentralisation, une panne technique en août au niveau du nœud MMTS-9 (base MSK-IX) a paralysé la moitié de l’Internet russe. Jusqu’à récemment, le seul réconfort était que 70 % de la capacité des centres de données (55 sur les 100 plus importants) étaient protégés par le dôme de la défense aérienne à Moscou. Cependant, les succès des drones contre les raffineries de Kapotnya et les entrepôts de Wildberries ont brisé cette illusion et il est évident qu’une attaque massive de drones permet à quelques-uns de passer les lignes de défense et de faire des dégats considérables.

Il semble évident que le renseignement ukrainien a déjà identifié des cibles prioritaires et faiblement protégées; nous ne les citerons pas ici mais elles sont connues et peu nombreuses. Actuellement déjà, le géant de la technologie « Yandex » est menacé de destruction physique: Sur ses cinq principaux centres de données, un seul se trouve dans la région de la capital. Les autres ont déjà été attaqués à Savasovo (Vladimir) et le méga-hub en construction à Kalouga, d’une puissance de 49 MW.

Des attaques contre ces points prioritaires pourraient plonger la Russie dans un chaos sans précédent. Banques et services numériques, caisses des magasins, téléphone et internet bien sûr, transports, services communaux centralisés, tout peut tomber.

Pendant des années, les services de sécurité ont construit une forteresse numérique pour se protéger des attaques virtuelles ennemies mais ont oublié que ces palais de verre remplis de serveurs ne survivraient pas aux attaques de drones bon marché. Il est illégal de transférer les services à l’étranger, et il est trop tard pour les cacher sous terre.

On en revient toujours au même point: nous ne pouvons pas empêcher l’ennemi de frapper nos points sensibles. C’est d’alleurs le cas pour tous les pays. Il nous faut donc supprimer les moyens ennemis de frapper nos points sensibles. Les moyens, et les dirigeants.

Mais nous sommes dans la 5-ème annee de guerre, est-il raisonnable d’espérer encore un sursaut de bon sens?

RusRéinfo

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.