Trump: La continuité sans changement

Aujourd’hui et pour la seconde fois en quelques jours, le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer a précisé que «Le président Trump a explicitement laissé entendre qu’il s’attendait à voir la Russie assister à une baisse de la violence en Ukraine et restituer la Crimée à ce pays». Le porte-parole a également rappelé qu’auparavant, l’ambassadrice américaine aux Nations unies Nikki Haley avait elle aussi réaffirmé la position ferme de Washington sur la Crimée (Notre article ici).

Dans le même temps, les Etats-Unis déploient aux frontières de la Russie du matériel lourd et des soldats en grande quantité, alors que l’armée ukranienne a massé près de 100.000 soldats aux frontières des républiques indépendentes de Novorossya et bombarde quotidiennement la ville de Donetsk en particulier.

Si l’on ajoute la démission acceptée par le Président Trump de Michael Flynn, son conseiller à la sécurité nationale « soupçonné » d’avoir eu des contacts avec des officiels Russes durant la campagne électorale, on comprend aisément que la politique de Donald Trump envers la Russie sera dans la droite ligne de celle suivie par Obama.

Dans le même temps le porte-parole de la Maison Blanche déclare que le président Trump «attend et appelle de tous ses vœux pleinement une bonne entente avec la Russie». Soit Donald Trump n’a pas compris que le dossier de la Crimée est considéré comme définitivement règlé une bonne fois pour toutes pour Moscou – et dans ce cas se pose un sérieux problème disons… de capacité intellectuelle – , soit cette seconde déclaration est de la poudre aux yeux pendant que les Etats-Unis renforcent leurs troupes en Europe dans la vue d’une guerre contre la Russie.

Quoiqu’il en soit, pour la Russie l’heure n’est plus à chercher des raisons pour ces contradictions, mais à se préparer à ce qui semble de plus en plus inéluctable sans tenir compte des avis de ceux qui, en Russie, continuent à se bercer d’illusions et dont la naïveté pourrait avoir des conséquences désastreuses. Il semble d’ailleurs que Vladimir Poutine ait parfaitement compris la situation puisqu’il a ces derniers jours encore ordonné des mesures militaires visant à renforcer les frontières « ouest » de la Fédération de Russie, du Nord de la Russie à la péninsule de Crimée.

Une question reste posée: Plutôt que d’attendre que l’OTAN et les Etats-Unis soient fin prêts – du matériel continue d’arriver aux frontières de la Russie chaque jour – ne vaudrait-il pas mieux prendre l’initiative? Au vu de la propagande anti-Russe qui bat son plein en Europe et aux Etats-Unis, la Russie sera, même si c’est l’OTAN qui déclenche les hostilités, en position d’accusé. Tout comme si la Russie décidait d’attaquer la première sans attendre que les forces de l’OTAN ne soient prêtes. Quitte à être l’accusé, autant l’être en position de force, et c’est une des questions en discussion à Moscou.

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20 Commentaires

  1. sans oublier que les peuples doivent arrêter de financer, de voter pour ces prédateurs car qui a mis en place ces dégénérés ? ne donnez plus votre consentement et ne financez plus ces voyous

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  2. il faut rappeler à toutes les nations du monde entier qu’elles ont signé 30 Traités en septembre 2016 lors du G 20, ces Traités disent que les êtres humains et les Etats ne doivent plus faire de mal à la terre ou à ses habitants, ils sont réunis sous le nom de GESARA et ils ont été conçus par des êtres d’Intelligence Supérieure qui souhaitent réintégrer notre Société après une interruption de plus de 13 millénaires , tous les prédateurs qui violeraient ces Traités seront retirés de cette Société et/ou de la surface de la terre…
    Que l’OTAN se réitère bien cela avant de faire n’importe quoi…

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  3. 1) A ce que je crois savoir Poutine et Lavrov attendaient de voir et n’hésitaient pas doucher l’enthousiasme de certains à la nomination de Trump.
    2) Pour l’heure, effectivement, continuité de la politique US.
    3) Très mauvais signe, la démission de Flynn…
    4) Rien n’est écrit pourtant.

    Moralité: faire confiance à Dieu et garder sa poudre sèche!

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  4. La Russie doit maintenant sans plus tarder lancer une opération militaire de pacification et imposer la fin des hostilités dans le Donbass

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  5. « …ne vaudrait-il pas mieux prendre l’initiative? », on se calme,voulez-vous? si un âne vous donne un coup de pied, ne lui rendez pas.

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    • Si un âne me donne un coup de pied, je ne le luis rends pas mais je fais le nécessaire pour qu’il ne puisse pas en donner un second. Or depuis son élection Trump ne cesse de titiller la Russie, tant sur le dossier de l’Ukraine que de la Syrie (Plusieurs articles sur ce site). Egalement Trump a dès son élection « admis » que la Russie « était pour quelque chose » dans les attaques cyber contre le parti Démocrate. Ca fait plusieurs coups de pied de l’âne, il serait peut-etre temps donc de prendre des mesures…

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  6. Je concorde pleinement avec George, mais je pense que ce doit être plus subtil que cela, Trump doit avoir une certe posture devant son électorat pour ne pas choquer un peuple qui a été habitué à avaler tant de couleuvres,et face à lui une organisation qui ne joue pas à papa maman.
    Un plan secret, Trump,Poutine est impératif et bien secret pour notre paix à tous,une seule « cartouche » nous reste pour éviter la FIN.
    Jack

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  7. Frapper le premier n’est pas la manière de combattre la plus judicieuse.
    Ce serait donner du grain à moudre à toute la propagande décrivant la Russie comme un agresseur contre lequel il faut se prémunir.
    La manière la plus futée de gagner est de gagner sans guerre.
    Il y a actuellement un découplage en Occident entre « élites » et administrés.
    Les administrés commencent à apprécier la Russie et ses dirigeants.
    Attendez la rupture entre « élites » et administrés;nous sommes en Occident dans une situation pré-révolutionnaire.
    Pousser la Russie à débuter un conflit en Europe remiserait à bien plus tard le découplage entre « élites » corrompues , décadentes et les populations occidentales qu’elles oppriment.
    Ceux des dirigeants occidentaux qui sont pervers et sociopathes attendent justement une faute agressive russe pour ressouder leur structure agonisante.
    La précipitation est mauvaise conseillère.
    S’il est vrai que l’administration Trump devient plus décevante qu’espérée, il n’en reste pas moins qu’une forme de chaos se développe aux USA.
    Il est tout à fait possible qu’une auto-destruction occidentale soit en germe.
    Une loi spirituelle veut que tu récoltes les fruits que tu sèmes.La part de l’occident nihiliste finira par récolter en son sein les fruits amers du caractère satanique de certains de ses dirigeants.
    Attendre sans baisser la garde me semble une attitude plus appropriée à la situation scabreuse actuelle.

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  8. Surtout ne pas frapper le premier… L’OTAN n’est qu’un « machin » qui gesticule, et il sait très bien que les populations européennes et américaines ne veulent pas de guerre. De plus en plus de citoyens de ces pays se méfient de leurs gouvernements, et ne croient plus en leurs politiques et médias, ce serait risqué comme option. Poutine, lui, sait qu’il a un soutien d’une grosse majorité de la population russe ! Et tous les belligérants savent très bien qu’une guerre d’envergure pourrait déboucher sur la destruction de l’Europe ou même de la planète.

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  9. Que fait ce machin appelé « ONU » avec son grassouillet secrétaire général ?
    A la maternelle, les sales gosses piquent les billes aux autres et voudraient que ceux là soient leurs copains ou plutôt leur souffre douleurs.
    C’est à Trump de montrer sa bonne volonté, en profitant de son arrivée pour mettre à plat certains dossiers, et s’en sortir avec les « Honneurs » et en ne perdant pas la face.
    Au lieu de cela, il cherche des noises au clan Russie-Chine-Iran qui sont mieux équipés, coordonnés que les USA-Royaume Uni-France et autres vassaux.
    – Les soldats occidentaux suivront-ils la folie de leurs politiques ?
    – Les peuples occidentaux suivront-ils la folie de leurs politiques ?

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    • Hélas, la bonne volonté parait-il ne rentre pas dans le collimateur des présidents Yankee. Pas seulement contre la Russie, Chine ou Iran, qu’il mène des embrouilles.. Voilà qu’il redonne carte blanche au seul allié de toujours- israël, en engoufrant le projet des deux États !! Allons donc, encore croire à la fable d’un « président » pas comme les autres??…

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  10. Quand ça devient inévitable il faut absolument frapper le premier. Depuis 1989 l’Occident agresse la Russie.
    Conte attaque c’est la meilleures défense. La tactique bien connue et millénaire.

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    • Ce n’est pas depuis 1989 que l’Occident agresse la Russie mais depuis 1918. La Première Guerre mondiale n’était pas achevée que les Etats-Unis et leurs « nations alliées » envoyaient, sans aucune déclaration de guerre, leurs corps expéditionnaires en Russie pour abattre le jeune gouvernement révolutionnaire russe. Leur objectif était – déjà – de mettre en place un gouvernement à leur solde ( Cf. la tentative d’assassinat de Lénine) et de se partager toutes les richesses de la Russie avec la Japon. Je relate ces épisodes jusqu’à aujourd’hui, y compris le soutien des transnationales étasuniennes au régime nazi avant et pendant la Seconde Guerre mondiale, dans mon livre que je vais publier courant mars sous le titre Trump face à l’Europe (IS Edition). La politique agressive de l’Occident contre la Russie ne s’est jamais relâché, exception faite lors de la sinistre présidence d’Eltsine. Sans doute peut-elle perdurer en raison d’une trop grande « patience stratégique » de Moscou à l’égard des agresseurs. Pour quoi ne pas interdire le sol russe aux dirigeants occidentaux qui préconisent de renforcer les sanctions contre la Fédération, ne pas diminuer les relations avec les gouvernements d’Europe occidentale qui font de même et, par contre, développer celles avec les dirigeants et gouvernements des Etats qui demandent la levée des sanctions ou refusent de les appliquer?

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