Trump confirme: Ukraine: Trump-Russie, un mauvais début

Nous informions ici de l’intervention du délégué américain nommé par Donald Trump aux Nations Unies, qui déclarait en substance que la Crimée devait « retourner » à l’Ukraine. Suite à cet article ainsi qu’à celui sur la politique américaine en Syrie (Lire ici) de nombreux lecteurs nous ont écrit en disant que Trump « sans doute » ne confirmerait pas ces déclarations.

Las… La Maison Blanche a confirmé aujourd’hui les déclarations concernant la Crimée: “Until Russia leaves Crimea, those sanctions are a non-starter.” Les sanctions contre la Russie ne seront pas levées tant que la Russie ne « quitera » pas la Crimée. (Article complet sur le site de la Maison Blanche)

La position de Trump est donc exactement la même que celle d’Obama: Ignorer les faits historiques, ignorer la volonté populaire des citoyens ayant voté à une immense majorité le retour de la Crimée en Russie, et bien entendu ignorer les déclarations de la Russie et en particulier celles de Vladimir Poutine « L’affaire de la Crimée est close ». Ceci confirme une fois encore que, comme nous le faisions remarquer à de nombreuses reprises durant la campagne électorale américaine, les positions de Trump vont être / sont loin de ses déclarations de candidat.

Les optimistes répondront que « Trump a les mains liées et ne peut pas faire ce qu’il veut ». Peut-être mais l’important n’est pas là, mais dans le fait que ses actes en politique internationale sont bien loins, voire totalement éloignés, d’actes allant dans un sens positif pour les relations avec la Russie, que ce soit dans les dossiers des « sanctions », de la Syrie, et du renforcement massif de l’OTAN aux frontières de la Russie avec des troupes et des blindés américains.

Concernant la situation explosive en Ukraine où les forces de Kiev ont repris leurs bombardements massifs sur les zones civiles des territoires de Novorossya, il est pour nous évident – et quoiqu’en disent certains media voulant rester optimistes – que les Etats-Unis ont sinon donné leur accord express à l’Ukraine pour relancer les hostilités, du moins assuré les autorités de Kiev de leur soutien matériel: Poroshenko ne peut se permettre de se mettre à la fois la Russie et les Etats-Unis à dos.

Il est donc de plus en plus clair au fil des jours qui passent, que la politique internationale des Etats-Unis sous Donald Trump envers la Russie sera sensiblement la même que sous Obama, avec les mêemes conséquences à terme: La guerre. L’élection de Trump n’aura donné qu’un court sursis.

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6 Commentaires

  1. Pas vraiment d’accord avec l’hypothèse finale…car si je peux comprendre la tentative d annexion de la Crimée par les yankees et le désir cupide de ces complices de l UE et qu’ eux…a vouloir privatiser et esclavagiser l’ Ukraine…si je peux comprendre la stratégie du chaos semé par les yankees et ses acolytes cupides au Moyen-Orient je cale sur les raisons qui pousseraient les EU à déclencher une guerre nucléaire qu’ ils ne sont pas du tout sur de remporter….et de ne pas être eux mêmes confétisés.

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  2. Je ne partage pas la tonalité de cet article, trop pessimiste à mes yeux.
    Attendez que l’équipe du nouveau président soit constituée.
    Qu’il y ait telle ou telle déclaration désobligeante n’est pas obligatoirement à prendre au pied de la lettre.
    Aux USA, il y a différents centres de pouvoir qui tirent à hue et à dia.
    Le président n’ y a pas véritablement les coudées franches.
    Dans le chaos grandissant qui se produit cahin-caha, ce président aura fort à faire pour imprimer une ligne cohérente de politique extérieure.
    La folie destructrice des actuelles autorités de l’Ukraine conduit ce pays-pivot vers un chaos.
    Dans quelle mesure un certain chaos outre- atlantique peut interférer sur un chaos européen, voilà le dilemme auquel doit faire face Vladimir Vladimirovitch.La surveillance permanente du champ de bataille est capitale lorsque bientôt la guerre fera de nouveau rage en Ukraine.
    La stratégie efficace du Hezbollah au Liban montre qu’avec au moins 10 fois moins de personnel , il est pourtant possible de neutraliser une force d’intervention mécanisée comme ce fut le cas en 2006 au Liban.Lorsque l’Armée ukrainienne (et ses milices d’extrême droite associée à des mercenaires) aura perdu la partie face à la résistance patriote ukrainienne, ce sera le début de la fin de l’actuel gouvernement.Il n’est absolument pas nécessaire que la Russie intervienne directement dans le piège qui lui est tendu, pour gagner la partie en cours….
    L’exemple argentin de 1982: perte du contrôle des Malouines à conduit la population à déposer la junte.Malheureusement des centaines de personnes vont y perdre la vie…

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    • Trump semble plein de contradictions, tout le monde parle de lui mais bien peu ne le connaît vraiment..
      C’est peut être fait exprès pour brouiller les pistes…

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    • Bonjour. Je pense comme George, Trump n’a pas vraiment les coudées franches pour le moment. Toute sa campagne a été axée autour d’un thème…la paix. L’entente avec la Russie, la non ingérence des E.U dans les affaires d’autres pays. Il a reproché il y a peu à Mc Cain ( je crois ) de vouloir la guerre. Je suis plutôt optimiste…Trump est intelligent et sait ce que lui coûterait une guerre contre la Russie, ce type n’emmènera pas son peuple vers un désastre annoncé.

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