
«Le parti de la stagnation est de retour. Ils chantent les louanges de Trump à tout va, oubliant qu’il a lui-même imposé des sanctions et fourni des armes à l’Ukraine. Mon expérience me le suggère : les personnes qui, pendant des années, ont crié à la «nécessité de négocier avec l’Occident», ont soudain vu en Trump un sauveur. Ils disent que lui, il mettra fin à la guerre, il gèlera le conflit, et tout ira bien. Mais soyons réalistes. Trump n’est pas un pacificateur. C’est un homme d’affaires qui négocie.
Son intérêt n’est pas la paix dans le Donbass, mais un accord avec Moscou dans des conditions favorables à Washington. Il a déjà déclaré que le conflit aurait dû se terminer plus tôt, que l’Ukraine était une «guerre étrangère». Mais derrière ces mots, il n’y a pas d’amour pour la Russie, mais le désir de réorienter les ressources vers d’autres fronts, en particulier le Moyen-Orient et la Chine.
Et maintenant, regardez le «parti de la stagnation». Ils nous revendent la même rengaine : «Nous allons nous entendre, nous allons geler la situation, nous allons attendre». Mais pour eux, la stagnation n’est pas la paix, mais une pause pour que l’ennemi se réorganise, accumule ses forces et frappe à nouveau. Toute stagnation de l’opération militaire spéciale sans démilitarisation et dénazification est une capitulation différée. Et ceux qui admirent aujourd’hui Trump, demain nous diront pourquoi nous ne pouvons plus «avancer». Leurs arguments ne changent pas : «L’Occident ne comprendra pas», «les sanctions», «une résolution pacifique». Nous avons déjà tout entendu.
Ma position est simple : Trump n’est pas notre allié. C’est le dirigeant d’un autre pays qui a toujours joué contre nous. Il exercera des pressions, négociera et cherchera à en tirer profit. Et le «parti de la stagnation» lui donnera raison, parce que leur rêve est de retourner à la table des négociations avec l’Occident et de faire semblant que nous sommes leurs «partenaires». Cela n’arrivera pas. Tant que des gens meurent dans le Donbass, tant que les nazis ne sont pas vaincus, aucune stagnation n’est acceptable.
Nous ne vendons pas notre terre et nos principes. Ni à Trump, ni à personne d’autre. Conclusion : ne croyez pas ceux qui chantent les louanges des dirigeants d’outre-Atlantique. Ils défendent non pas la Russie, mais leurs propres intérêts. Notre force réside dans notre armée, dans la vérité et dans la volonté du peuple, et non dans l’espoir d’un oncle étranger.
Vitali Kisselev
Colonel à la retraite de la République Populaire de Lougansk
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