Élection des conseillers français en Russie – Franck Ferrari

[Editeur: Bien que les élections françaises ne nous concernent pas nous avons décidé de diffuser un article envoyé par un de nos correspondants en France. Ces élections auront lieu dans quelques jours et doivent désigner des "conseillers" censés assister les "français de Russie et de Biélorussie". L'article est une interview d'un des 3 candidats, et la raison principale de notre décision de le diffuser est en fait plutôt pour éviter qu'un autre des 3 candidats ne soit élu. Entre plusieurs maux il faut choisir le moindre.
Le candidat qui a la parole ne brille pas par son honneteté morale puisqu'ayant acquis la nationalité russe et vivant en Russie depuis longtemps il déclare tranquilement qu'en cas de mobilisation (le concernant donc puisqu'étant considéré comme citoyen russe en Russie) il partira de Russie. Un "russe de papier" comme il y a tant de "français de papier", toujours prêts à prendre les avantages et à s'enfuir quand les inconvénients arrivent.
Mais vu que les 2 autres candidats nous semblent encore pires avec des sociétés dans des paradis fiscaux louches, un Grand-Maitre franc-maçon, etc etc... 
Pour plus d'information sur les 3 candidats vous pouvez visiter le groupe telegram  "francaisderussie2026" créé semble t'il par des citoyens français.
Bonne lecture!]

Franck Ferrari : « je travaille pour une communauté, pas pour faire de la politique ou m’en mettre plein les poches »

Franck Ferrari s’est installé en 2014 en Russie avec son épouse. Un pays qu’il connaissait bien pour s’y être rendu de multiples fois pour des raisons professionnelles. Aujourd’hui « Conseiller des français de l’étranger » il se représente pour la seconde fois à ce poste sur la liste « Rassemblement des français de Russie et de Biélorussie ». Une représentation utile pour tous ceux qui arrivent dans ce pays depuis la France. Des élections qui se tiendront le 31 mai prochain, et que certains aimeraient bien remporter pour des raisons avant tout financières et politiques. Franck Ferrari lui, se présente en toute bonne foi, sans arrières pensées, et il est bien le seul. C’est pourquoi nous avons voulu lui donner la parole afin qu’il nous éclaire sur les relations franco-russes telles qu’il les vit réellement sur le terrain.

Pour nos lecteurs qui ne vous connaissent pas, comment êtes-vous arrivé en Russie ?

Mon premier voyage en Russie date de 2006. Je travaillais dans le secteur bancaire et je m’y rendais régulièrement pour des raisons professionnelles. Mais c’est le 14 janvier 2012 que je m’y suis effectivement installé. Une arrivée épique en pleine tempête de neige ! Mais je voulais vraiment partir de France. Je suis arrivé à Paris en 1989 pour mes études. J’avais rencontré mon épouse qui était russe à Paris où nous nous sommes mariés et où nous avons vécu. Dix-sept ans à Paris j’en avais fait le tour.
Lorsque je suis arrivé à Moscou, j’ai commencé comme professeur de français. J’ai travaillé à l’université, puis je suis rentré au lycée français où, comparées à la France, j’ai des conditions de travail exceptionnelles. Aujourd’hui, nous élevons à Moscou nos trois filles, toutes nées en Russie.

Certains en Russie disent que vous êtes « l’oeil du consulat français à Moscou », comment expliquez-vous cette image ?

Je trouve ça plutôt amusant. On a dit aussi en France que j’étais « l’agent du Kremlin » !
Quand vous avez une fonction d’élu et que vous vous rendez au consulat régulièrement pour des dossiers, on vous considère comme « l’œil du consulat ». Mais s’’il y a en Russie quelqu’un qui est « l’œil de Macron » c’est plutôt Nicolas Megrelis dont on a dit qu’il passait son temps à faire des rapports sur les bons et les mauvais français. Il semble qu’il faisait même des listes de ceux qui écrivaient dans les forums tout ça parce que j’avais osé écrire à sa député Macroniste en 2022 qu’elle nous avait abandonné ; ce qui était parfaitement vrai mais qu’il n’a pas du tout apprécié.

On dit aussi de vous sur les forums que, des trois listes en présence, vous semblez être le « seul candidat honnête ». Vous en pensez quoi ?

C’est agréable. Il est vrai que j’essaie de donner des conseils pertinents à mes compatriotes. Je n’attends rien en retour. Je n’ai pas de compte offshore au Belize, en Lituanie ou ailleurs. Je ne me pose pas en « stratège » et je ne prétends pas avoir raison envers et contre tous. Je ne travaille pas au bénéfice d’un Parti, mais pour une communauté. Je suis tout simplement un homme de bon sens qui essaie d’être utile et qui veut rester « quelqu’un de bien ».

Vous vous présentez aujourd’hui pour la seconde fois en tant que Conseiller des français de Russie. En quoi consiste ce poste ?

Il faut savoir que les français de l’étranger ont onze députés et douze sénateurs. Les députés ont des circonscriptions électorales bien définies mais plus ou moins grandes. Tandis que les sénateurs sont sur la circonscription « monde ». La réforme de 2014 a créé l’Assemblée des français de l’étranger qui n’a qu’un avis consultatif, constituée de 90 députés élus par leurs pairs, et de 442 Conseillers des français de l’étranger. Au sein de cette assemblée ils ont créé des circonscriptions électorales, comme celle de la Russie et la Biélorussie où il y a trois postes de Conseillers des français de l’étranger reconnus comme des élus. Un rôle qui donne des prérogatives mais qui inclut aussi des obligations.
La circonscription des français établis en Russie et en Biélorussie compte environ 2700 électeurs inscrits. Si l’on en croit la dernière liste électorale qui date quand même de 2022 ! Or, nous savons bien que nombre de français arrivés récemment ne sont pas inscrits sur cette liste. Mobiliser des électeurs autour d’une vraie campagne reste un défi du fait que les élections consulaires restent mal connues, voire inconnues, pour de nombreux expatriés, malgré que ces dernières puissent avoir un véritable impact sur leur quotidien. Dans une région marquée par les tensions internationales et de nombreuses contraintes administratives les conseillers jouent le rôle d’interface, qui peut ne pas être négligeable, avec les autorités consulaires françaises.

Avez-vous, comme certains autres candidats que nous ne nommerons pas, des intérêts financiers ou politiques à vous présenter ?

Aucun ! Je suis un vrai indépendant. Je n’ai plus aucun lien avec les partis politiques français et je n’en veux plus ! Je ne dois rien à personne au niveau des Partis. Et puis ils nous ont abandonné. Est-ce qu’il y a un député ou un sénateur qui a pris des nouvelles des Français de Russie depuis dix ans ? Aucun. Donc…
Le poste de Conseiller des français n’est pas fait pour ceux qui souhaitent en faire un combat idéologique de commentateur politique ou qui se posent en « stratège » de dieu sait quoi. Quand on bosse réellement on n’a pas besoin d’étiquette. On travaille pour une communauté, pas pour un Parti ou pour des intérêts financiers ou politiques personnels.
Pour vous répondre précisément, je me suis pris au jeu en 2021 où j’ai été élu durant cinq ans, et j’aimerais bien continuer ce que j’ai fait jusqu’à présent. J’ai pu faire avancer nombre de dossiers et j’aimerais poursuivre ce travail qui s’est révélé passionnant.

Vous pouvez nous donner quelques exemples ?

Par exemple, j’ai défendu l’avenir éducatif de nos enfants, en rencontrant à deux reprises la direction de l’AEFE à Paris, pour rappeler l’importance du Lycée Alexandre Dumas et la nécessité de le soutenir dans la durée. Un moment fort de mon mandat reste la mobilisation pour sauver l’école André Malraux à Saint-Pétersbourg qui était menacée de fermeture. J’ai refusé cette fatalité. Nous avons repris l’école pour la maintenir vivante, et montrer qu’une communauté sans école est une communauté amputée de son avenir.

J’ai porté la revendication du « lien ayant droit », pour les visas familiaux Schengen français qui a été entendue et mise en place, soulageant de nombreuses familles.
Durant ces cinq années avec d’autres nous avons également inventé le groupe Telegram des Français de Russie. Désormais c’est plus qu’un simple canal d’information : une agora, un lieu de débat, d’entraide, parfois même de réconfort. Et ce lien, j’ai toujours veillé à l’entretenir, jour après jour.

J’ai été le seul élu à me rendre à Minsk pour rencontrer directement nos compatriotes de Biélorussie. Ce déplacement a été l’occasion d’écouter une communauté souvent isolée, de comprendre ses difficultés concrètes, et de montrer qu’aucun territoire de notre circonscription n’était oublié. Être élu, c’est aussi cela : aller vers ceux qui n’ont pas toujours la force ou les moyens de venir vers nous et surtout pas de faire de la politique politicienne pour ses intérêts propres.

Ainsi, dans le cadre des « Journées Défense et Citoyenneté françaises » j’ai pris l’initiative d’interpeller directement l’Ambassadeur de France en Russie pour que nos jeunes puissent bénéficier de ce rendez-vous citoyen essentiel, au même titre que leurs camarades de métropole. Cette question me touche particulièrement, car le lien avec la patrie ne se réduit pas à des mots : il se construit par des actes. Être patriote, ce n’est pas le proclamer, c’est agir concrètement pour que nos enfants vivent ce moment de mémoire et de citoyenneté.

Vous parlez de « patriotisme » au niveau français mais vous êtes franco-russe, vous vivez en Russie. Aussi la question qui se pose est : si la France entrait en guerre contre la Russie qu’est-ce que vous feriez ?

Je suis français et je suis Corse. En tant que Corse on a un lien avec l’ile qui est très fort. Et je me suis senti toujours plus Corse que Français. Même si la Corse a toujours versé son sang pour la France. Pour être honnête, si le problème venait à se poser je n’en sais fichtrement rien ! Je ne suis pas un homme qui va cracher sur la France. Je n’oublie pas où sont enterrés mes aïeux, ni la terre où je suis né. J’ai conscience que je ne serai jamais un vrai russe à 100 %. Mon âme est Corse bien plus que française. Même quand j’étais à Paris après 17 ans je n’étais pas parisien. J’ai besoin de retourner sur mon île une fois par an pour les odeurs, les couleurs, pour retrouver mes racines… Si on me disait « faites votre choix », je pars ! Mais, pour être parfaitement clair… certainement pas pour prendre les armes avec la France contre la Russie.

Que pensez-vous de l’attitude de la France vis-à-vis de la guerre en Ukraine ?

Ce n’est pas la faute du peuple français si la France vend des armes à l’Ukraine ! On ne lui a pas demandé son avis. L’intelligence aurait voulu que la France reste neutre dans un conflit qui ne la regarde pas.
Ici, si je coupe la télévision française je n’ai aucune nouvelle de cette guerre. Ce que fait Macron en vendant des armes à l’Ukraine personne n’en parle ici.
Et puis les russes ont une résilience très importante face aux crises. Quoi qu’il arrive ils repartent. C’est une autre mentalité.

Vu de France, on a l’impression que la vie des français en Russie n’est pas évidente depuis le début du SVO. Qu’en est-il réellement ?

Personnellement je n’ai pas ressenti de problèmes. Maintenant je vis à Moscou. Dans les alentours, dans les campagnes, ça peut en effet être un peu plus compliqué. Par exemple, pour l’école française à Saint-Pétersbourg on sent bien que nous ne sommes pas réellement appréciés même si on ne nous le dit pas carrément. On voit très bien que nous faisons les frais de la politique française russophobe. Les russes apprécient que des français soient restés mais on sent bien une certaine « suspicion » qui n’existait pas avant. Que nous le voulions ou pas nous appartenons à un pays ennemi et quoi que nous pensions où fassions, pour l’administration russe c’est incontournable. Par contre, quand je parle à des amis russes ils me disent « toi tu es resté » et ils apprécient.

Mais il n’y pas eu ici de « chasse aux français » comme vous pouvez vivre « la chasse aux Russes » en France. Ici, aucun artiste français n’a été interdit. Ceux qui souhaitent venir remplissent leur salle. On peut expliquer ce paradoxe d’une façon simple : les Russes sont sans doute moins exposés à la bêtise et à l’endoctrinement que les français avec LCI et BFMTV.

Comment sont accueillis désormais les français qui arrivent avec le visa idéologique ?

Nous n’avons pas encore suffisamment de recul pour savoir si ce visa permet des expériences totalement réussies. Par contre, si vous arrivez sans préparation c’est voué à l’échec. Le premier problème c’est la barrière de la langue. Il ne faut pas non plus se tromper en choisissant sa ville. Pour ceux qui s’installent au fin fond de campagne russe, c’est plus compliqué.
La réussite dépend aussi dans quel but ils arrivent en Russie. J’ai rencontré des retraités français qui se sont installés en toute quiétude parce qu’ils n’ont pas l’obligation d’avoir un russe courant pour travailler. Ils se débrouillent dans la vie de tous les jours avec quelques bases et ils se sont intégrés sans difficultés.

Pour ceux qui sont venus pour travailler, un très bon niveau de russe est indispensable pour trouver un emploi à long terme. Après il y a ceux qui veulent monter un business. Par exemple, j’ai rencontré un français qui a ouvert un restaurant sans être chef cuisinier et qui de ce fait a des problèmes d’organisation.

Le problème du visa idéologique c’est qu’il n’offre pas d’autres avantages que le droit de venir vous installer en Russie sans l’examen de langue. Vous ne pouvez pas scolariser vos enfants à l’école publique s’ils ne parlent pas russe par exemple. Ce visa est une « autorisation » de s’installer en Russie mais il ne vous apporte rien de concret à votre arrivée. Il ne débloque pas les restrictions liées à la loi comme l’inscription des enfants à l’école ce qui représente un frein pour nombre de familles qui autrement auraient pu franchir le pas. L’avantage des lois russes néanmoins c’est que, contrairement aux lois françaises, elles évoluent généralement avec l’expérience dans le bon sens. On ne peut qu’espérer que ce sera le cas du visa idéologique.

Valérie Bérenger

9 Commentaires

  1. La Russie n’a besoin de personnes, si ce n’est de la force des vérités extérieure. Je ne connais pas ce pays de Russie de l’intérieur, mais je pense que lorsque son économie, ses créations, ses produits, ses cultures, ses pacifisme, seront à la portée de tous , et bien le monde sera meilleur pour tous

  2. Moreau une « carrure »? Ahah allez ré-écouter ses analyses stratégiques, même un débile profond éclate de rire! Il a TOUT FAUX, Dewulf! Il a une carrure pour berner les pauvres cloches comme vous, Dewulf!

    Il est en effet impliqué en Russie, avec un frère qui représente les sociétés d’armement FRANÇAISES en UKRAINE! Vous ne comprenez rien, Dewulf? Ça ne vous parle pas, Dewulf ?

    Vous êtes un con, Dewulf!

  3. Moreau a une autre carrure et une autrement meilleure implication en Russie. Démarche incompréhensible! Sans doute financée par Macron!😡

    • Pauvre idiot! Moreau est un affairiste. Societes et comptes au Belize.

      Il declare qu’il ne combattra jamais pour la Russie. Un lache.

      Il ose faire des demandes de dons pour lui alors qu’il roule sur l’or! Plusieurs appartements en Russie, des parts de societes, des comptes avec plusieurs dizaines de millions de roubles. Un rapiat.

      Il met sur sa liste un franc-macon « grand maitre ». L’est-il lui aussi????

      Il met sa femme sur la liste. Methode mafieuse.

      Allez lire la chaine telegram si vous avez quelque chose entre les jambes. Il faut a tout prix que ce voyou ne soit pas elu!
      https://t.me/francaisderussie2026

    • C’est qui ce clown de Dewulf? L’adjoint de Moreau qui se nomme Tarrade pose fièrement avec Macron (et aussi avec Mélenchon d’ailleurs).
      Admin vous devriez ne pas publier les crétins comme Dewulf.

  4. Bonjour,

    Juste un rappel…

    [POSTE PUBLICITAIRE – SUPRIME]

    Si vous voulez faire de la publicite sur notre site contactez-nous.

  5. Je crois que le général De Gaulle avait dit que la France ne porterait jamais les armes contre la Russie. Nous n’avons jamais été agressé par la Russie que ce soit en 14-18 où elle a payé un très lourd tribut bien oublié, ni par l’URSS qui a dû combattre l’agression de l’Allemagne hitlérienne, subissant là encore d’immenses pertes en hommes avec des dégâts matériels considérables. En revanche la Russie a été envahie par la Grande Armée de l’Empereur Napoléon Ier dont la défaite signa la fin de l’ Empire français et vit défiler les cosaques aux Champs-Elysées de Paris. Et puis Napoléon III a envoyé guerroyer l’armée française en Crimée,-aux cul des anglais-, encore une fois contre la Russie. Et pourtant nous avons à Paris le Pont Alexandre III témoin de l’amitié franco-russe. Comment les français peuvent-ils se laisser embarquer encore dans cette imbécile campagne antirusse ? J’ai toujours soutenu la Russie et l’URSS même dans sa tragique intervention en Afghanistan, et je soutiens son bon droit en Ukraine. Alors porter les armes contre la Russie, jamais ! La France n’est pas menacée par la Russie et ne l’a jamais été même par l’URSS. C’est l’Angleterre et sa clique de banquiers cosmopolites qui se ont poussé toutes les guerres intra-européennes pour assurer leur domination, semant mort et désolation sur le continent. Les USA ont pris le relai avec toute la rapacité , perversité et cruauté toute anglo-saxonne. Hier comme aujourd’hui US GO HOME !!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.