Russie: Un avertissement à l’Ukraine

Aujourd’hui dans une émission télévisée, le Ministre des Affaires Etrangères de Russie, Serguey Lavrov, a fait un parallèle entre la situation en Georgie en 2008 et celle en Ukraine aujourd’hui: En 2008 le Président géorgien Mikhail Saakachvili s’était «imaginé que tout lui était permis, et a[vait] attaqué ses citoyens», a t’il déclaré en ajoutant que selon lui, on peut dire la même chose de l’Ukraine. Les promesses permanentes d’adhésion à l’Otan faite à Kiev  ont «fait tourner la tête» de Piotr Porochenko, et maintenant Kiev renforce ses moyens militaires sur la ligne de contact dans le Donbass.

On se souvient des conséquences de l’attitude de Saakashvili en 2008: Dans la nuit du 7 au 8 août 2008, quand des militaires géorgiens sont entrés dans Tskhinval en Ossétie du Sud, l’armée Russe est intervenue et les en a expulsés, puis a poursuivi son avance et s’est finalement arrêtée non loin de Tbilissi, capitale de la Géorgie. Cette guerre s’est soldée par la reconnaissance de l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie par Moscou.

Si l’on remplace l’Ossétie par les Républiques de Novorossya, on saisit très clairement l’avertissement lancé par la Russie à l’Ukraine: N’entrez pas en Novorossya, sinon nous interviendrions. En continuant la transposition, l’armée Russe s’approchera de Kiev et finalement la Russie reconnaitra l’indépendence des Républiques de Donetsk et de Lugansk.

En 2008 les Etats-Unis avaient fermement déconseillé à Saakachvili d’intervenir en Ossétie du Sud. Le Président géorgien était passé outre. Aujourd’hui en Ukraine par contre les Etats-Unis y livrent des armes, et des conseillers militaires américains sont sur le terrain. La situation est donc plus grave encore qu’en Ossétie, puisque le président ukrainien Poroshenko pourrait bien bénéficier, contrairement à Saakachvili, du soutien américain.

Alors qu’en Syrie la Russie soutient une attaque décisive des forces gouvernementales contre les terroristes, et ce malgré les « avertissements » lancés par les américains, il est possible que les Etats-Unis veulent ouvrir un deuxième front contre la Russie, en Ukraine.

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7 Commentaires

  1. un grand merci de soutenir le Dombass pour sécuriser cette région, et pour la Syrie, c’est votre droit et votre devoir pour rétablir la souveraineté de ce pauvre pays martyr : la Syrie. Je me méfie du Deep State américain et de l’Angleterre et de ceux de l’otan de l’Europe ils veulent garder une partie du territoire syrien pour le gaz et le pétrole.
    Je prie pour vous, que Dieu vous soutienne et vous remporterez la victoire avec vos alliés.
    Avec toute mon amitié
    Chantal

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  2. « Si l’on remplace l’Ossétie par les Républiques de Novorossya, on saisit très clairement l’avertissement lancé par la Russie à l’Ukraine: N’entrez pas en Novorossya, sinon nous interviendrions. En continuant la transposition, l’armée Russe s’approchera de Kiev et finalement la Russie reconnaitra l’indépendence des Républiques de Donetsk et de Lugansk. »
    Les États-Unis ont officiellement reconnu l’indépendance du territoire du Donbass de l’Ukraine en 1959, quand le Sénat et le Congrès ont adopté la résolution de la Semaine des nations captives (The Captive Nations Week Resolution), rapporte le site canadien indépendant Global Research.

    La résolution également connue sous le nom de Loi publique 86-90 a été adoptée le 17 juillet 1959 par la Chambre des représentants et le Sénat. Elle a été approuvée chaque année par Proclamation présidentielle durant les 56 dernières années. Cette résolution reconnaît comme indépendantes les Républiques populaires autoproclamées de Donetsk (DNR) et de Lougansk (LNR), appelées dans la résolution Cossackia et future République zaporogue (précisément Oblast de Zaporoguie).

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    • Martine, Trump est un habitué des ruptures unilatérales des traités internationaux.
      Que les USA essaient de profiter de l’activité de la Russie à éliminer les terroristes d’Idlib, est fort possible, pour ouvrir un « nouveau chantier » en Ukraine.
      Mais, à mon humble avis, cela ira à l’échec une fois de plus.
      La Chine et son Panda surveille de prêt la situation sur ces deux contrées, et n’hésitera pas à intervenir en Syrie pour alléger la Russie.
      L’aigle est moribond et déplumé, il ne vole plus, mais il court sur ses pates.

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