USA: Stratégie « Cheval de Troie » contre la Russie

En février, David Goldfine, chef d’état-major de l’US Air Force, avait évoqué la stratégie d’incursion clandestine lors d’un discours prononcé au Brookings Research Institute, c’est à dire l’incursion des forces militaires en territoire ennemi par voie terrestre, maritime et aérienne, pour permettre de frapper depuis l’intérieur. Goldfine a qualifié la Russie et la Chine d’ennemis probables aux États-Unis dans un tel conflit. Le site allemand Telepolis avait alors comparé la stratégie du Pentagone avec celle du «cheval de Troie».

Aujourd’hui le chef d’Etat Major Russe Valery Gerasimov a expliqué cette stratégie en la définissant comme une combinaison de pression politique et de frappes militaires. «Le Pentagone a commencé à développer une stratégie de guerre fondamentalement nouvelle, qui a déjà été surnommée le« cheval de Troie ». Son essence réside dans l’utilisation active du potentiel de protestation de la «cinquième colonne» dans le but de déstabiliser la situation tout en attaquant simultanément les points les plus importants avec des armes de haute précision ».

Par «cinquième colonne» il faut entendre les forces d’opposition en Russie dont il a été démontré dans le passé qu’elles sont très largement soutenues et financées par les pays étrangers (Fondation Soros, ONGs, et) pour fomenter des mouvements de protestation à l’intérieur du pays.

L’image donnée par l’Etat-Major Russe est donc claire: D’une part des protestations internes encouragées par l’étranger, d’autre part et dans le même temps des actes de sabotages réalisés par les forces militaires étrangères présentes clandestinement en Russie. Le but étant de semer le chaos pour provoquer une « révolution de couleur » en Russie visant à remplacer le gouvernement patriotique actuel par un gouvernement pro-occidental, comme il a été fait par exemple en Ukraine.

Ceci est particulierement important aujourd’hui en Russie, ou l’ « après Poutine » est un sérieux sujet d’inquiétude donnant l’occasion à plusieurs « clans » de s’affronter, déjà, au sommet de l’Etat. Nous sommes aujourd’hui dans la phase d’observation où chacun compte ses forces et identifie ses alliés et ennemis. Nul doute que la stratégie américaine du « Cheval de Troie » montera en puissance au fur et a mesure que l’on approche du terme du mandat présidentiel de Vladimir Poutine.

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9 Commentaires

  1. La Russie devrait etre plus offensive sur tous les plans. Elle devrait etre plus présente en Afrique ainsi que dans les pays latino américains. Il faut qu’elle commence à imposer sa marque tout comme le fait la Chine qui se veut opportuniste et n’hésite pas à aller là où les occidentaux sont présents depuis des siècles. Le monde a besoin du contre poids de la Russie, mais si elle reste uniquement tournée vers les pays stratégiques habituemls, elle ne sera que mal comprise et acceptée par des tiers pays. L’Afrique attend recevoir un jour Vladimir POUTINE qui est très populaire dans ce continent et notamment au Cameroun.

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  2. il y a surtout trop d’adorateur du Dieu ARGENT partout dans le monde. La planète crève de.la cupidité et de la corruption sans compter la mégalomanie

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  3. Poutine avait dit  » nous les poursuivrons jusque dans les chiottes  » en parlant des terroristes. Il faut faire de même avec la 5° colonne, Soros, les ong malsaines etc…

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  4. Les autorités russes payent leur « nonchalance ». Il y a bien longtemps que les Usa tentent de déstabiliser la Russie. La 5e colonne ne consiste pas en quelques illuminés payés par l’étranger mais à des personnes actives dans l’appareil d’état et vraisemblablement aussi à des oligarques dont les intérêts ne sont peut-être russes que de nom. Enfin, sur la scène internationale, malgré l’incontestable habileté du président Poutine de plus en plus d’observateurs à l’esprit plutôt froid ont fait remarquer ces deux dernières années une façon un peu trop « amicale » de traiter certains pays. Lesquels « amis » n’ont pas hésité à tuer des soldats et officiers russes sans même s’excuser. Ne pas répondre à la violence d’un fou ou la dévier peut se comprendre, ne pas répondre à la violence calculé d’un ennemi, est dangereux car cela l’incite à continuer.

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    • La première – et jusqu’ici la seule – tentative presque réussie de transformer la Russie en « république bananière » (pour le plus grand profit des USA) fut le règne de Boris Ier Eltsine…

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  5. Je préfère Monsieur POUTINE a tout autre successeur a cause de son expérience et le fait qu’il ne soit pas une tête brulée, il agit avec prudence et est capable de retenue.

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  6. Depuis longtemps , moi qui ne suis qu’un gaulois » (de souche) , conscient que notre salut tient à l’existence d’une Russie forte et résistante à l’imperium « occidental » , je m’inquiète de l’après-Poutine . C’est le pb des régimes forts . Le gros point faible est la succession . Tandis qu’en monarchie , même constitutionnelle , il y a des règles de succession qui garantissent la mise en place d’un successeur incontestable . Sauf quand il est nul , et encore , en ce cas , le monarque , avant de mourir met en place le pouvoir d’un premier ministre à poigne (exemple Richelieu , exemple Mazarin …) . Il manque un tsar à la Russie , comme il manque un roi à la France …

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      • Ouais bon , je sais . Ce n’est pas une inattention de ma part . J’aime bien ce personnage , qui a beaucoup souffert aussi . Philippe ier n’était pas au top …

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